Contra o documento de Bolonha, por uma outra escola

por Davide Rossi*

Junta-se abaixo a versão em francês do documento de Bolonha,
relativo ao acordo assinado pelos ministros da educação em 1999.
A consulta deste documento permite compreender a gravidade da
homogeneização que se está tentando, danosa para a escola, que
se quer passar a ver como local das exigências de um mercado que
institui a flexbilidade e um submisso utilitarismo dos saberes,
associado à lógica de mercantilização incontrolada de todos os
aspectos da sociedade.
Nós, l'AltrascuolA Unicobas, conjuntamente com as organizações
europeias que connosco partilham uma outra ideia de escola,
vista como local de experimentação, de liberdade e de
criatividade, na qual os estudantes e os docentes se dedicam à
paixão pela cultura na construção de um saber crítico, estamos
convencidos desde há algum tempo ser fundamental construir uma
alternativa.
Por este motivo demos vida à Federação Europeia de sindicalismo
Alternativo - Educação (FESAL - E www.fesal.it), nascida durante
o primeiro FÓRUM EUROPEU DE EDUCAÇÃO realizado na universidade
HUMBOLDT de Berlim em Setembro de 2003, enquanto na mesma
ocasião os ministros da educação juntamente com os
representantes da CES (Confederação Europeia de Sindicatos),
autêntica anomalia numa Europa que se pretende democrática e
pluralista, rubricavam num hotel da capital alemã, a
transformação da escola em local de "testes americanos" de
resposta múltipla, decretando de facto a definitiva renúncia em
relação a um conceito de escola que construa, no debate de
ideias, os instrumentos de compreensão da realidade necessários
para amanhã.
O documento de Bolonha pretende instaurar um ensino superior de
primeira e de segunda, os sistema dos crétidos e débitos, uma
universidade fragmentária e orientada para um mercado do "não"
trabalho.
Quem acredita na escola tem obrigação de se bater, pois o mundo
da política foi produzir um documento canhestro que mina
irreversivelmente a liberdade de ensino dos docentes e de
aprendizagem dos estudantes, de lutar para a construção de uma
instância de solidariedade concreta que origine unidade de acção
em todos quantos na Europa não renunciaram ao gosto de viver a
escola, docentes e discentes, com paixão e entusiasmo.
Por este motivo prosseguimos na construção da FESAL - E, na
batalha por uma outra escola e para ver reconhecida na Europa os
direitos sindicais que deveriam ser parte integrante de uma
sociedade democrática, mas que estão ainda longe estarem
adquiridos, respeitados e praticados.
Milão, 12 de Julho de 2004
* Responsável Relações Internacionais de l'AltrascuolA Unicobas



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LE PROCESSUS DE BOLOGNE :
PROCHAINE ETAPE, BERGEN EN 2005

Les 16 et 17 septembre dernier, 40 ministres européens de
l¹enseignement se sont réunis à Berlin pour faire le point sur
l¹avancement du processus dit de Bologne et définir les
priorités d¹ici à la prochaine conférence ministérielle de 2005.
Quatre ans auparavant, les ministres de l¹éducation d¹une
trentaine de ces pays réunis à Bologne s¹étaient engagés, dans
une déclaration commune (la déclaration de Bologne), à bâtir un
espace européen de l¹enseignement supérieur d¹ici à 2010.

La déclaration de Bologne du 19 juin 1999 s¹articule
autour de 6 actions :

1. Un système de grades académiques facilement «lisibles»
et comparables, incluant la mise en oeuvre du supplément au
diplôme (un document joint à un diplôme d¹études supérieures qui
vise à améliorer la "transparence" internationale et à faciliter
la reconnaissance académique et professionnelle des
qualifications);
2. Un système essentiellement fondé sur deux cycles : un
premier cycle utile pour le marché du travail d¹une durée d¹au
moins 3 ans et un deuxième cycle (Master) exigeant l'achèvement
du premier cycle;
3. Un système d'accumulation et de transfert des crédits
(du type de l¹ECTS déjà utilisé avec succès dans le cadre de
Socrates-Erasmus);
4. La mobilité des étudiants, des enseignants, et des
chercheurs;
5. La coopération en matière d'assurance de la qualité;
6. La dimension européenne de l'enseignement supérieur.

Le processus vise donc à faire converger les systèmes
d'enseignement supérieur en Europe vers un système plus
transparent qui placerait les systèmes nationaux diversifiés
dans un cadre commun reposant sur trois cycles -
Licence/Bachelor, Master et Doctorat.
Lors de la conférence ministérielle de Prague de 2002, les
ministres ont fixé à l'espace européen de l'enseignement
supérieur l'objectif de répondre aux besoins de l'éducation et
la formation tout au long de la vie. Ils ont insisté sur la
participation des établissements d¹enseignement supérieurs et
des étudiants (essentiellement au travers de leurs associations
représentatives) au processus ainsi que sur la promotion de
l¹attractivité de l¹espace européen de l¹enseignement supérieur
vis-à-vis du reste du monde. Le communiqué de Prague a également
appelé à la mise en ¦uvre de politiques d'évaluation de la
qualité dans chaque pays afin d¹assurer la confiance mutuelle
indispensable à la validation des études effectuées à
l'étranger.

A Berlin, les ministres ont décidé d¹accélérer le
processus en fixant des objectifs à court terme. Ainsi d¹ici
2005, tous les Etats signataires devront :

* avoir adopté un système en deux cycles,
* délivrer gratuitement et automatiquement à tous leurs
diplômés le supplément au diplôme dans une langue de grande
diffusion, et
* avoir commencé à mettre en place un système d¹assurance
de la qualité.

De plus, le cycle doctoral sera désormais couvert par les
réformes de Bologne, accroissant ainsi l¹interaction entre
l¹Espace européen de l¹enseignement supérieur et l¹Espace
européen de la recherche.
40 Etats participent désormais au processus de Bologne.
Quatre Etats balkaniques occidentaux l¹Albanie, la
Bosnie-Herzégovine, l' "ex république yougoslave de Macédoine"
et la République fédérale de Serbie et Monténégro ont rejoint le
processus de Bologne lors de la Conférence de Berlin, tout comme
la principauté d¹Andorre, le Saint-Siège et la Russie. La
Commission étudiera l¹adoption de mesures de soutien spécifiques
en faveur des pays couverts par les programmes Tempus-Cards et
Tempus-Tacis. Un appel à propositions commun Socrates-Tempus est
en préparation.

Du point de vue de l¹Union européenne, le processus de
Bologne s¹inscrit dans le cadre plus large des objectifs de
Lisbonne.
Réunis en mars 2000 à Lisbonne pour une réunion
extraordinaire du Conseil européen, les chefs d¹Etats et de
gouvernements, conscients du bouleversement induit par la
mondialisation et les défis inhérents à une nouvelle économie
fondée sur la connaissance, ont fixé un nouvel objectif pour
l'Union dans la décennie "devenir l'économie de la connaissance,
la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable de
croissance économique durable accompagnée d'une amélioration
quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande
cohésion sociale".
La Commission fait partie du groupe de suivi des réformes
de Bologne et elle contribue à la mise en ¦uvre de celles-ci en
finançant des projets pilotes transnationaux qui répondent aux
priorités définies lors des conférences ministérielles. A cet
effet, elle collabore avec les autorités nationales, les réseaux
et associations académiques et d¹étudiants, avec ENQA (le réseau
européen des agence d¹assurance de la qualité) et le réseau
NARIC /ENIC (le réseau des centres nationaux d¹information sur
la reconnaissance académique). Elle a notamment soutenu la mise
en place de Masters européens (d¹autres seront soutenus dans le
cadre du nouveau programme Erasmus Mundus), un projet pilote de
culture interne de la qualité des établissements d¹enseignement
supérieur coordonné par EUA Association européenne de
l¹Université ainsi qu¹un projet pilote d¹évaluation externe de
la qualité sur la base de critères communs coordonné par ENQA.
A Berlin, les Ministres ont chargé le groupe de suivi
d¹organiser le processus d¹établissement de bilans en temps
opportun pour le Sommet de 2005 et de préparer des rapports
détaillés sur les progrès et sur la mise en ¦uvre des priorités
intermédiaires prévues pour les deux années à venir.

La Commission contribuera à l¹organisation d¹un travail
d¹inventaire cohérent en étroite coopération avec le Conseil de
Bologne et le Secrétariat de Bologne afin de fournir un aperçu
précis des avancées réalisées dans les Etats signataires
("tableau de bord du processus de Bologne") et de rédiger un
rapport analytique qui sera présenté à la Conférence
ministérielle de Bergen en mai 2005.