Portugal: Consensus du Premier Forum Ibérique de la FESAL

La proposition initiale, après présentation et débat, a été modifiée tant en contenu qu'en la forme, approuvée par consensus de tous les présents, dans la version suivante:

1.er Forum Ibérique de la FESAL, Guarda,
dans les locaux du groupe de théâtre "Aquilo"
le 04 mars 2006



Ce qui est en train de se passer au Portugal et en Europe, dans le domaine de l'Éducation, doit être placé en perspective au niveau européen et même, mondial.

Il est clair que le gouvernement est en train de mener une politique qui est favorable au grand capital et au lobby de l'enseignement privé; la diminution des dépenses avec l'École Publique, en vue d'un apport massif d'argent pour le financement des écoles privées, la migration forcée vers le littoral pour un marché du travail, sujet à la précarité et à la super exploitation, surtout dans le secteur hôtelier, en expansion.

En toute l'Europe, nous vivons un moment historique caractérisé para la concentration d'un maximum de pouvoir aux mains de très peu de gens. Pour que ceci devienne possible il faut que l'éducation (celle de qualité) redevienne un privilège d'un petit nombre… les fils des détenteurs du capital et leurs plus proches serviteurs.

Pour la grande masse de gens, fils de la classe moyenne inclus, est réservée une éducation au rabais, sans le privilège des collèges et universités privées, sans les possibilités de promotion professionnelle et le prestige social qui en découle.
C'est ce modèle là qui a été en vigueur dans une grande part du monde anglo-saxon, comme les États Unis ou l'Australie, pour ne cite que les exemples plus extrêmes.
Avec l'adhésion de l'U.E. au GATS (Accord de Tarif et Commerce de Services) dans le cadre de OMC, les pays européens sont obligés d'envisager l'éducation comme "un service", susceptible d'être privatisé, comme n'importe quel autre; il en découle que l'École est sujette aux mécanismes de la concurrence, que l'État a l'obligation d'appuyer l'initiative privée dans ce domaine, qu'il n'est pas autorisé a faire "de la concurrence déloyale" à l'enseignement privé, etc. ...
C'est ce modèle qui a été choisi et indiqué comme voie à suivre dans la "stratégie de Lisbonne" ; et c'est dans ce contexte-là que le "processus de Bologne" vient promouvoir ça conversion rapide des universités à la logique des entrepreneurs.

Les syndicats "concertatifs" d'Europe sont des instruments décisifs pour "faire passer" ceux-ci et d'autres aspects de la politique néo-libérale.
Ceux-ci, ont été contrôlés par des partis divers, bien que tous d'accord pour "partager le gâteau", qui se servent des instances syndicales, sans vergogne, pour des fins clairement partisanes.

La dérive réformiste et bureautique des syndicats a une longue histoire en toute l'Europe occidentale, qui se confond avec celle de la politique de l'U.E. et de la Commission de Bruxelles. En effet, celle-ci avait besoin d'avoir les syndicats sous son aile. Ella a alors crée la CES (Confédération Européenne de Syndicats) pour obtenir le plus grand degré de contrôle possible, par voie de cet organisme pseudo-syndical, sur le mouvement syndical de chaque pays-membre.
Depuis la Commission européenne et par l'intermédiaire de la CES, les plus divers financements coulent, déguisés en «programmes de formation» ou autres «aides dépenses courantes» desquels seuls les syndicats affiliés à la CES bénéficient.
Mais à quel prix? Sans doute au prix de la perte de leu indépendance par rapport aux politiques européennes et donc, devenant des dociles marionnettes des gouvernements et des capitalistes qui les manipulent.

Les syndicats "concertatifs" non seulement sont inefficaces pour mener une lutte conséquente de défense de l'École Publique, ils sont même un obstacle, puisque leur jeu est de dire une chose et faire une autre, dans la pratique.

Cependant, la défense de l'École Publique doit être assumée par tous et pas seulement par les enseignants; c'est toute une culture et civilisation – l'européenne - qui est en péril.

Notre concept d'École est que celle-ci répond à un besoin fondamental de la société et des individus, reconnu dans la Déclaration Universelle des Droits Humains. En Europe, en conséquence d'une tenace lutte des classes de plusieurs décennies, on a obtenu des niveaux élevés de services publics et de défense des droits, qui se traduisent par des investissements élevés dans le domaine de l'éducation publique.
C'est la destruction de ce modèle ce dont il s'agit, ici et maintenant. Ils prétendent la transformation de l'École publique, d'un droit universel et gratuit des enfants et des jeunes, en un simple "service supplétif" destiné aux plus pauvres, ceux qui sont incapables de payer le collège ou l'université (privés) à leurs enfants. D'autre part, les marchands de l'éducation auront ainsi champ libre pour étendre au maximum et au moindre risque de concurrence leur "business".

Notre proposition, au 1.er Congrès de la FESAL-E, qui aura lieu à Locarno, le 29-30 avril de 2006, c'est de réaliser une énergique campagne de l'information et de mobilisation dans l'espace européen, à partir de la 2.e moitié de mai prochain, avec des caravanes, des réunions ouvertes à toute la population pour discuter les chemins de la défense d'une École Publique sur la base des principes suivants: Universalité, Gratuité, Laïcité, Qualité, Liberté d'enseigner et d'apprendre, Adéquation aux besoins des individus et du pays.

Cette campagne de la FESAL-E pourrait être coordonnée dans chaque pays avec des structures syndicales alliées, notamment les syndicats qui participent aux Rencontres Européennes de Syndicalisme Alternatif, ainsi qu'avec tous les syndicats participant au Forum Européen de l'Éducation (EEF= European Education Forum).


PROPOSTA CONSENSUADA NO IºFÓRUM IBÉRICO DA FESAL NA CIDADE DA
GUARDA, A 4 DE MARÇO DE 2006.

(a proposta inicial, depois de apresentada e debatida, foi
modificada tanto em conteúdo como na forma, tendo todos os presentes
estado de acordo com a versão final seguinte:)


Iº Fórum Ibérico FESAL, Guarda,
na sede do grupo teatral "Aquilo"
a 04 de Março de 2006

O que se está a passar agora em Portugal e na Europa, no domínio do
Ensino, deve ser colocado em perspectiva ao nível europeu e mesmo
mundial.

Claramente, o governo está a fazer a política que interessa ao
grande capital e ao lóbi do ensino privado; a diminuição dos custos
com a Escola Pública para uma transferência maciça de verbas do
orçamento para financiamento de escolas privadas, a litoralização
forçada para permitir o abastecimento de jovens para um mercado de
trabalho, feito de precariedade e de super exploração, no sector do
turismo e similares, em expansão.

Em toda a Europa, vivemos uma fase histórica que se caracteriza pela
concentração do máximo de poder nas mãos de uns poucos.
Para que tal se torne possível, é necessário que a educação (a de
qualidade) volte a ser privilégio desses poucos... os filhos dos
detentores do capital e dos seus serventuários mais próximos.

Para a grande massa, incluindo os filhos da classe média, fica
reservada uma educação de segunda, sem o prestígio dos colégios e
universidades privadas e portanto, sem as possibilidades de promoção
profissional e social decorrentes desse prestígio.
É este o modelo que tem vigorado em grande parte do mundo anglo-
saxónico, como nos EUA ou na Austrália, para citar apenas dois
exemplos dos mais extremos.

Com a adesão da U.E. ao GATS (Acordo de Tarifas e Comércio de
Serviços) no âmbito da OMC, os países europeus passam a ser
obrigados a encarar a educação como "um serviço", privatizável
como qualquer outro; que a Escola é portanto sujeita aos mecanismos
da concorrência, que o Estado tem a obrigação de apoiar a iniciativa
privada nesse domínio, que não pode fazer "concorrência desleal" ao
ensino privado, etc. ...
Este modelo foi apontado como modelo a seguir na "estratégia de
Lisboa"; é neste contexto, que o "processo de Bolonha" vem promover
a conversão rápida das universidades à lógica empresarial.

Os sindicatos "concertativos" da Europa, têm sido instrumentos
decisivos para "fazer passar" estes e outros aspectos da política
neo-liberal.

Estes, têm sido controlados por partidos diversos, todos de acordo
em "repartir o bolo" e utilizar os meios sindicais, sem vergonha,
para fins claramente partidários.

A deriva reformista e burocratizante dos sindicatos tem uma longa
história em toda a Europa ocidental que se confunde com a política
da U.E. e da Comissão de Bruxelas. Com efeito, esta precisava de ter
debaixo da sua asa os sindicatos. Criou então a CES (Confederação
Europeia de Sindicatos) para obter o maior grau de controlo
possível, por via deste organismo pseudo-sindical, sobre o movimento
sindical de cada país-membro.
A partir da Comissão Europeia e por intermédio da CES, afluem os
mais diversos subsídios, disfarçados de "programas de formação" ou
de "ajudas de custo", dos quais beneficiam as centrais sindicais,
desde que filiadas na CES.
Mas a que preço ? Sem dúvida, ao preço da perda da sua independência
em relação às políticas europeias e portanto, transformando-se em
dóceis joguetes nas mãos de governos e capitalistas que os manobram.

Os sindicatos "concertativos" não apenas são ineficazes para se
levar a cabo uma luta consequente em defesa da Escola Pública, são
mesmo um obstáculo, pois o seu jogo é de dizerem uma coisa, e na
prática fazerem outra.

Porém, a defesa da Escola Pública deve ser assumida por todos e não
apenas por professores; é toda uma cultura e uma civilização, a
europeia, que está em risco.
O nosso conceito sobre a Escola, é que esta responde a uma
necessidade fundamental da sociedade e dos indivíduos, reconhecida
pela Declaração Universal dos Direitos Humanos.
Na Europa, em consequência de uma tenaz luta de classes de decénios,
obtiveram-se elevados padrões de serviços públicos e de defesa dos
direitos, que se traduzem em elevados investimentos no campo da
educação pública. É a destruição deste modelo que está em jogo,
aquie agora.
Pretendem a transformação da Escola Pública, de direito universal e
gratuito das crianças e jovens, em mero "serviço supletivo" para os
pobres, incapazes de pagar o colégio ou universidade (privados) aos
seus filhos.
Por outro lado, os negociantes do ensino têm assim campo livre para
estenderem ao máximo e com menor concorrência o seu "business".

A nossa proposta, ao Iº Congresso da FESAL-E, a realizar em Locarno
em 29-30 de Abril de 2006, é a de se efectuar uma enérgica campanha
de esclarecimento e de mobilização no espaço europeu a realizar a
partir da 2ª metade de Maio, através de caravanas, realizando em
várias cidades reuniões abertas, dirigidas à população em geral,
para discutir os caminhos da defesa de uma Escola Pública assente
nos princípios de: Universalidade; Gratuitidade; Laicismo;
Qualidade; Liberdade de Ensinar e de Aprender; Adequação às
necessidades das pessoas e do país.

Esta campanha da FESAL-E poderia ser coordenada em cada país com
estruturas sindicais aliadas, nomeadamente sindicatos participantes
dos Encontros Europeus de Sindicalismo Alternativo, assim como com
todos os participantes do Fórum Europeu da Educação (EEF= Eureopean
Education Forum).