Documento di Guarda

(assunto dal congresso di Locarno della FESAL – E il 30 aprile 2006)


Ce qui est en train de se passer au Portugal et en Europe, dans le domaine de l'Éducation, doit être placé en perspective au niveau européen et même, mondial.

Il est clair que le gouvernement est en train de mener une politique qui est favorable au grand capital et au lobby de l'enseignement privé; la diminution des dépenses avec l'École Publique, en vue d'un apport massif d'argent pour le financement des écoles privées, la migration forcée vers le littoral pour un marché du travail, sujet à la précarité et à la super exploitation, surtout dans le secteur hôtelier, en expansion.

En toute l'Europe, nous vivons un moment historique caractérisé para la concentration d'un maximum de pouvoir aux mains de très peu de gens. Pour que ceci devienne possible il faut que l'éducation (celle de qualité) redevienne un privilège d'un petit nombre… les fils des détenteurs du capital et leurs plus proches serviteurs.

Pour la grande masse de gens, fils de la classe moyenne inclus, est réservée une éducation au rabais, sans le privilège des collèges et universités privées, sans les possibilités de promotion professionnelle et le prestige social qui en découle.
C'est ce modèle là qui a été en vigueur dans une grande part du monde anglo-saxon, comme les États Unis ou l'Australie, pour ne cite que les exemples plus extrêmes.
Avec l'adhésion de l'U.E. au GATS (Accord de Tarif et Commerce de Services) dans le cadre de OMC, les pays européens sont obligés d'envisager l'éducation comme "un service", susceptible d'être privatisé, comme n'importe quel autre; il en découle que l'École est sujette aux mécanismes de la concurrence, que l'État a l'obligation d'appuyer l'initiative privée dans ce domaine, qu'il n'est pas autorisé a faire "de la concurrence déloyale" à l'enseignement privé, etc. ...
C'est ce modèle qui a été choisi et indiqué comme voie à suivre dans la "stratégie de Lisbonne" ; et c'est dans ce contexte-là que le "processus de Bologne" vient promouvoir ça conversion rapide des universités à la logique des entrepreneurs.

Les syndicats "concertatifs" d'Europe sont des instruments décisifs pour "faire passer" ceux-ci et d'autres aspects de la politique néo-libérale.
Ceux-ci, ont été contrôlés par des partis divers, bien que tous d'accord pour "partager le gâteau", qui se servent des instances syndicales, sans vergogne, pour des fins clairement partisanes.

La dérive réformiste et bureautique des syndicats a une longue histoire en toute l'Europe occidentale, qui se confond avec celle de la politique de l'U.E. et de la Commission de Bruxelles. En effet, celle-ci avait besoin d'avoir les syndicats sous son aile. Ella a alors crée la CES (Confédération Européenne de Syndicats) pour obtenir le plus grand degré de contrôle possible, par voie de cet organisme pseudo-syndical, sur le mouvement syndical de chaque pays-membre.
Depuis la Commission européenne et par l'intermédiaire de la CES, les plus divers financements coulent, déguisés en «programmes de formation» ou autres «aides dépenses courantes» desquels seuls les syndicats affiliés à la CES bénéficient.

Mais à quel prix? Sans doute au prix de la perte de leu indépendance par rapport aux politiques européennes et donc, devenant des dociles marionnettes des gouvernements et des capitalistes qui les manipulent.

Les syndicats "concertatifs" non seulement sont inefficaces pour mener une lutte conséquente de défense de l'École Publique, ils sont même un obstacle, puisque leur jeu est de dire une chose et faire une autre, dans la pratique.

Cependant, la défense de l'École Publique doit être assumée par tous et pas seulement par les enseignants; c'est toute une culture et civilisation – l'européenne - qui est en péril.

Notre concept d'École est que celle-ci répond à un besoin fondamental de la société et des individus, reconnu dans la Déclaration Universelle des Droits Humains. En Europe, en conséquence d'une tenace lutte des classes de plusieurs décennies, on a obtenu des niveaux élevés de services publics et de défense des droits, qui se traduisent par des investissements élevés dans le domaine de l'éducation publique.

C'est la destruction de ce modèle ce dont il s'agit, ici et maintenant. Ils prétendent la transformation de l'École publique, d'un droit universel et gratuit des enfants et des jeunes, en un simple "service supplétif" destiné aux plus pauvres, ceux qui sont incapables de payer le collège ou l'université (privés) à leurs enfants. D'autre part, les marchands de l'éducation auront ainsi champ libre pour étendre au maximum et au moindre risque de concurrence leur "business".

La FESAL-E favorise et promovue une énergique campagne de l'information et de mobilisation dans l'espace européen, à partir de la 2.e moitié de mai prochain, avec des caravanes, des réunions ouvertes à toute la population pour discuter les chemins de la défense d'une École Publique sur la base des principes suivants: Universalité, Gratuité, Laïcité, Qualité, Liberté d'enseigner et d'apprendre, Adéquation aux besoins des individus et du pays.

Cette campagne de la FESAL-E pourrait être coordonnée dans chaque pays avec des structures syndicales alliées, notamment les syndicats qui participent aux Rencontres Européennes de Syndicalisme Alternatif, ainsi qu'avec tous les syndicats participant au Forum Européen de l'Éducation (EEF= European Education Forum).